Les maladies rares



La NF3


Définition de la neurofibromatose de type III :

La schwannomatose, ou neurofibromatose de type III, est une des formes des maladies génétiques appelées « neurofibromatoses » (NF) qui a été reconnue seulement récemment. Décrite à l'origine sur des patients japonais, il s'agit de multiples schwannomes cutanés, de tumeurs du système nerveux central et d'autres complications neurologiques, excluant les signes typiques des NF. C'est une maladie rare, affectant seulement autour de 1 personne sur 40 000. Les schwannomes sont, pour la plupart, des tumeurs bénignes qui apparaissent couramment chez des personnes atteintes de NF2 et de schwannomatoses ( appelées neurofibromatose de type III). Les cellules de Schwann sont des cellules gliales qui myelinisent les axones des cellules nerveuses (la "gaine" des nerfs). La myéline est une couche de lipide accélérant la conduction des impulsions nerveuses. Quand les cellules de Schwann prolifèrent hors de contrôle dans une encapsulation (une "boule"), on parle de schwannome. Bien que les schwannomes soient bénins, ils deviennent invalidants lorsque la tumeur, en grossissant, comprime le nerf . Les schwannomes sur les nerfs sensitifs causent des douleurs chroniques sévères. Les traitements possibles : la chirurgie pour les extraire, les irradiations, le cyberknife ou l'enucléation intracapsulaire.



Des mutations sur au moins 2 gènes, SMARCB1 et LZTR1 peuvent causer la neurofibromatose de type III (NF3). Les protéines produites à partir de ces deux gènes sont connus pour agir comme des suppresseurs de tumeurs qui en temps normal empêchent les cellules de croître et de se diviser trop rapidement ou de manière incontrôlée et de former une tumeur. Il apparaît que ces mutations, seules, sur SMARCB1 et LZTR1 ne sont pas suffisantes pour déclencher le développement de schwannomes. Des modifications supplémentaires (mutations somatiques) qui sont acquises pendant la vie du patient et qui sont présentes uniquement dans certaines cellules sont nécessaires pour la formation des schwannomes. Les mutations somatiques les plus communes sont les mutations du gène NF2 et une perte sur le chromosome 22 (le chromosome sur lequel on trouve les gènes SMARCB1, LZTR1 et NF2). Des personnes atteintes de schwannomatose peuvent ne pas avoir de mutations sur les gènes SMARCB1 et LZTR1. Dans ces cas là, la cause de la maladie est inconnue. Les chercheurs suspectent que des mutations non identifiées pour l'instant, probablement sur le chromosome 22, contribuent à la maladie.


La neurofibromatose en vidéo (il serait plus juste de parler des neurofibromatoses car il en existe différents types)



La NF3, concrètement
(vidéo en anglais mais les images sont parlantes)



L'Inserm



L'Institut national de la santé et de la recherche médicale est un établissement public à caractère scientifique et technologique français spécialisé dans la recherche médicale, placé sous la double tutelle du Ministère de la recherche et du Ministère de la santé. L'Inserm est créé en 1964 par Raymond Marcellin, le ministre de la Santé de l'époque. L'Inserm a depuis lors pour mission l'étude de la santé humaine avec pour vocation d'investir le champ de la recherche biomédicale fondamentale et appliquée, dans les domaines de la biologie cellulaire, la biologie moléculaire, la génétique, la physiologie, la physiopathologie, la thérapie génique, l'épidémiologie, l'imagerie médicale, etc.


L'Institut Universitaire du Cancer de Toulouse

C'est l'Institut où réside l'équipe de l'Inserm en mesure de mener les recherches contre la NF3 en utilisant la toute nouvelle technique de corrections des gènes CRISPR-Cas9.

L'IUCT Oncopole est composé de l'Institut Claudius Regaud, centre de lutte contre le cancer et de plusieurs équipes du CHU de Toulouse. Sur un même site, les deux établissements réunissent l'expertise de 1500 professionnels spécialisés en cancérologie. L'Institut est situé au cœur d'un campus regroupant des acteurs privés et publics investis dans la lutte contre le cancer. Trois missions lui sont confiées : le soin, la recherche et l'enseignement.


http://www.iuct-oncopole.fr/iuct-oncopole


CRISPR-Cas9






Une thérapie génique est possible contre la NF3, notamment grâce a cette nouvelle technique de manipulation des gènes : CRISPR-Cas9. Pour preuve, je publie ici une partie d’un échange que j’ai eu avec Mme Anne Galy, directrice de recherche de l’INSERM, à l’origine avec son équipe, du récent succès contre le Syndrome de Wiskott-Aldrich, une autre maladie génétique rare: http://www.genethon.fr/2015/04/21/nouveau-succes-de-therapie-genique-pour-une-maladie-rare-du-systeme-immunitaire-le-syndrome-de-wiskott-aldrich/
« Effectivement le système CRISPR Cas9 est une nouvelle technique pour réaliser l’édition du génome dans des cellules et qui permet en principe de réparer ou de réguler l’expression de gènes y compris les gènes très larges comme SMARCB1. Ces outils sont très intéressants au laboratoire, mais l’approche reste nouvelle, n’a pas encore été testée dans votre pathologie à ma connaissance, et il ne faut pas compter sur des applications médicales avant plusieurs années, au moins 5 ans. Je ne peux que continuer à espérer que les travaux progressent rapidement dans ce domaine mais aussi que de multiples pistes de recherches scientifiques et médicales se développent sur votre maladie.
Cordialement,

Anne GALY
Director of Inserm UMR951
Director of the Blood Program
Genethon
http://www.genethon.fr
http://integrare-umrs951.jimdo.com/

SMARCB1 est le gène impliqué dans la NF3.


Centre de compétences

Vous trouverez sur cette carte les coordonnées des centres de compétences officiels en France pour entrer en contact avec des médecins experts en neurofibromatoses :

La recherche



Remerciements

Merci à Jean-Eudes pour son soutien.




Merci à l'association ProxGroup qui a bien voulu heberger notre site web

www.proxgroup.fr



Le président

Technicien en informatique de formation et auteur du présent site web, je suis atteint par la NF3 et j'ai connu les 1ers symptomes de la maladie durant mon adolescence. J'ai connu des périodes critiques où j'ai du me déplacer en fauteuil roulant pendant des mois. et j'ai également frolé la mort suite à des complications post-opératoires, toujours liées à la NF3.
En 2014, soit 2 ans après la découverte de la nouvelle technique Crispr-Cas9 qui révolutionne la génétique, j'ai voulu m'investir dans la lutte contre la NF3 grâce à cette nouvelle technique qui nous offre des espoirs de thérapies et de guérisons.
Face au manque de considération des associations censées mener ce combat contre la NF3, j'ai voulu créer l'association NF3 France en 2016 devenu le collectif NF3 en 2019 pour que les malades atteints de NF3 puissent obtenir un jour une thérapie génique éfficace. Si vous êtes atteint par la maladie, ou si vous souhaitez nous aider dans notre quête, rejoignez nous en tant que membre ou bénévole.

Patrick MORAGUES.


J'ai suivi avec succès les cours en ligne suivants :